De la cigarette pour stocker de l’energie

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butts buttsDes chercheurs ont développé un mode conservation d’énergie basé sur les mégots de cigarettes. Pour se faire ils ont traité des mégots pour en faire un matériau qui servira de revêtement à des électrodes de supercondensateurs qui peuvent stocker d’importantes quantités d’énergie.

« Notre étude a montré que les filtres de cigarettes d’occasion peuvent être transformés en un performant matériau à base de carbone en utilisant un processus en une seule étape simple, qui offre simultanément une solution verte pour répondre aux besoins énergétiques de la société, » affirme Jongheop Yi de l’université nationale de Séoul.

Les filtres de cigarettes sont faits de fibres d’acétate de cellulose synthétiques. Après avoir recueilli les filtres de cigarettes Marlboro Light Gold, Bohem Cigar Mojito et One Orange, Yi et ses collègues ont transformé les fibres toxiques et non biodégradables en un matériau à base de carbone en utilisant une technique de combustion d’une étape appelée…

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Peinture à pulvériser constituée de cellules photovoltaïques

À l’heure actuelle, la production de l’énergie solaire nécessite souvent des installations coûteuses et peu pratiques. Et si une peinture pouvait changer la donne ? Dernière avancée dans le domaine de l’énergie verte, une nouvelle technique permet d’appliquer des cellules photovoltaïques à pratiquement tout type de surfaces.

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Des chercheurs de l’université de Sheffield, au Royaume-Uni, ont développé des cellules photovoltaïques en pérovskite qui pourraient s’appliquer à la manière d’une peinture en aérosol. Il deviendrait donc possible, en théorie, de transformer toute une gamme de produits et de surfaces en générateurs d’énergie. L’idée de panneaux solaires souples n’est pas nouvelle mais tarde à se concrétiser.

Cette nouvelle piste apporte un autre avantage : le coût de fabrication plus faible. Alors que les cellules solaires sont souvent composées de matériaux dont la fabrication réclame beaucoup d’énergie (notamment avec le silicium), l’utilisation de la pérovskite (un minéral abondant surTerre) en nécessiterait beaucoup moins.

Les cellules s’appliqueraient par une méthode qui s’apparente à la peinture d’une voiture ou à l’imprimerie graphique : des pulvérisateurs les répartissent en plusieurs couches. Le gaspillage serait ainsi minimisé. Le concept pourrait s’adapter facilement à une production en série et devenir plus accessible.

En remplaçant la couche d’absorption de lumière, essentielle à toute cellule photovoltaïque, par une pérovskite sous forme de peinture pulvérisée, les chercheurs ont également amélioré le rendement énergétique. « Les meilleurs rendements des cellules organiques sont autour des 10 %. Les cellules pérovskite ont désormais un rendement qui peut atteindre 19 %. Ceci n’est pas loin derrière le silicium à 25 %, le matériel qui domine le marché mondial du solaire » explique le professeur David Lidzey, chercheur principal sur ce projet.

Par Futura-Sciences

Piézoélectricité : Le gratte-ciel qui se nourrit de bruit

Un collectif français s’est vu attribuer une distinction lors du concours international Skyscraper Competition organisé par la revue d’architecture eVolo Magazine. Julien Bourgeois, Olivier Colliez, Savinien de Pizzol, Cédric Dounval et Romain Grouselle ont imaginé un gratte-ciel doté d’un système de récupération de l’énergie sonore, largement disponible dans l’environnement des villes.

Le bruit est l’une des formes de pollution les plus répandues dans les villes, mais il est également une importante source d’énergie, encore non évaluée. Il peut être assimilé à des micro-mouvements et transformé en flux d’électrons par des systèmes piezo-électriques. Le Soundscraper est imaginé pour être construit à côté des infrastructures de transport, là où la pollution sonore est maximum. Sa façade vibre en fonction de l’intensité et de la direction des bruits, sur un large spectre de fréquences.

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Une paroi semi-souple, semblable à une peau, est tendue sur une structure métallique et recouverte de 84 000 cils électro-actifs, sur toute la hauteur de la tour, soit 100 mètres de haut. Le courant électrique généré en continu est transféré dans une batterie pour être utilisé par le building ou redistribué sur le réseau.

Un immeuble prévu pour la récupération de l’énergie sonore.

D’après ses concepteurs, cette tour pourrait produire jusqu’à 150 MW / h, soit l’équivalent de 10 % de la consommation d’éclairage urbain de Los Angeles, tout en réduisant les émissions de CO2. Chaque échangeur d’autoroute pourrait accueillir une tour Soundscraper, et générer suffisamment d’énergie pour satisfaire aux besoins en électricité d’une ville entière. Si ce rêve devenait réalité il poserait un véritable dilemme aux édiles des mégalopoles : qui aura envie d’agir encore pour réduire la pollution sonore.