De la cigarette pour stocker de l’energie

butts buttsDes chercheurs ont développé un mode conservation d’énergie basé sur les mégots de cigarettes. Pour se faire ils ont traité des mégots pour en faire un matériau qui servira de revêtement à des électrodes de supercondensateurs qui peuvent stocker d’importantes quantités d’énergie.

« Notre étude a montré que les filtres de cigarettes d’occasion peuvent être transformés en un performant matériau à base de carbone en utilisant un processus en une seule étape simple, qui offre simultanément une solution verte pour répondre aux besoins énergétiques de la société, » affirme Jongheop Yi de l’université nationale de Séoul.

Les filtres de cigarettes sont faits de fibres d’acétate de cellulose synthétiques. Après avoir recueilli les filtres de cigarettes Marlboro Light Gold, Bohem Cigar Mojito et One Orange, Yi et ses collègues ont transformé les fibres toxiques et non biodégradables en un matériau à base de carbone en utilisant une technique de combustion d’une étape appelée pyrolyse qui consiste à bruler les fibres en présence d’azote dans un matériau à base de carbone rempli de pores minuscules. Ces pores en font un meilleur matériau supercondensateurs en augmentant la surface spécifique. Une combinaison de différentes tailles de pores assure en outre que le matériau peut avoir des densités d’énergie élevées.

L’équipe a fixé le matériau à base de carbone à une électrode et l’a testé dans un système à trois électrodes pour voir comment il pourrait absorber des électrons (charge), puis les relâcher (décharge).le résultat était sans appel. Le matériau a stockée une grande quantité d’énergie électrique que le carbone, le graphène et des nanotubes de carbone disponible dans le commerce.

Si jamais cette découverte venait à être vulgarisée on pourrait s’attendre à les téléphones, les ordinateurs et même les véhicules électriques en soient équipées. Toutefois cela n’enlève rien au caractère dangereux de la cigarette.

En passant

6a01156fccf5d9970b0148c87573a2970c-800wiCharger des batteries avec de l’eau de pluie : c’est la réussite de ces étudiants de l’Université technologique du Mexique (UNITEC). Le système appelé « Rain Wild » recueille la pluie sur le toit d’immeubles, elle est ensuite drainée vers un système de récupération puis vers une micro-turbine, un modèle réduit de celles employées dans les barrages. Des essais menés dans un quartier pauvre de Mexico, Iztapalapa, ont montré que le système fournissait assez d’énergie pour charger des batteries de 12 volts portables. Ces batteries ont été utilisées pour assurer l’éclairage des immeubles à l’aide de LED et alimenter d’autres petits appareils tels que des réfrigérateurs ou des ventilateurs de table qui consomment un maximum de 12 volts. Les étudiants d’UNITEC continuent à œuvrer sur leur système et espèrent prochainement améliorer la puissance de la micro-turbine et les capacités de stockages pour pouvoir alimenter plusieurs maisons avec une seule turbine. Le système utilise des turbines semblables à celles employée dans les barrages. DR.

EPURATION. En plus de fournir de l’électricité, « Rain Wild » participe aussi à l’amélioration de la qualité des eaux. Après être passée par la micro-turbine, l’eau est dirigée vers un filtre à charbon actif qui permet d’éliminer le chlore en excès et les mauvaises odeurs et clarifie l’eau. « Avec ce filtre, la qualité de l’eau que nous obtenons est égale ou même meilleure que l’eau du réseau d’approvisionnement de la ville de Mexico » conclut Coca Leyva, un des initiateurs du projet.

Produire de l’électricité avec la pluie